Suite à mon départ du MoDem, vous pouvez me retrouver dès à présent sur ce blog.
A bientôt !
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Suite à mon départ du MoDem, vous pouvez me retrouver dès à présent sur ce blog.
A bientôt !
Ce soir, Nicolas Sarkozy est invité au journal de 20h de TF1. Je considère que cette intervention télévisée
est comparable à une publicité et, par conséquent, je vais faire comme pour toutes les autres publicités : je vais zapper.
La polémique du moment, ce n’est pas l’échec annoncé de Copenhague, ce n’est pas non plus l’étonnant débat sur l’identité nationale lancée par la majorité en place, ce n’est pas plus le lamentable état de l’économie. Non, la polémique du moment, celle sur laquelle il faut à tout prix s’exprimer, c’est le résultat du match
de qualification de la Coupe du monde de foot entre la France et l’Irlande, et le vilain jeu de main de Thierry Henry.
C’est à ce point important qu’un manifeste signé par les très « influents » Bruno Gaccio, Jacques Attali et Erik Orsenna, demandant à ce que le match soit rejoué, vient d’être publié.
L’avantage (politique) de ce genre de sujet, c’est qu’on a pas besoin de se prendre la tète longtemps pour avoir un avis et qu'on a peu de chance de se tromper. Comme le temps est une ressource qui me manque cruellement en ce moment, je vais en profiter !
Oui, le match devrait être rejoué, c’est une
simple question de fair-play vis-à-vis de l’Irlande. Comme on le lit souvent sur Internet, « on a bien fait revoter l’Irlande sur le traité de Lisbonne, on pourrait bien faire rejouer le
match… ». Thierry Henry lui-même n’est pas contre et la fédération d’Irlande en a déjà fait la demande. La FIFA refuse, c'est dommage.
Mais enfin, honnêtement, n’est-ce pas un peu hypocrite que d’hurler
aujourd’hui au scandale alors que cela fait plusieurs dizaines d’années que l’on refuse l’arbitrage vidéo, seul moyen de mettre fin définitivement à ce genre de problème ? Serait-il aussi
absurde de demander à ce que les joueurs ne puissent plus se jouer des imperfections d’un arbitrage reposant sur 3 pairs d’yeux humains ? En tant que libéral, je ne suis pas fan de la
vidéosurveillance, mais faut avouer que dans ce cas précis, ça a quelques atouts…
Certes, la mise en place de l’arbitrage vidéo obligerait, sans doute, quelques équipes à revoir leurs feuilles de match tant la « simulation » fait aujourd’hui partie des qualités
techniques des joueurs de foot, mais c'est une autre histoire.
Moi je dis ça… Mais bon, c’est moins pour la beauté du jeu que pour le parasitage que cela entraîne sur une actualité qui devrait avoir bien d’autres priorités.
C’était la prise de position futile du jour.
Désolé.
Je ne suis pas un écologiste chevronné. J’entends par là que, si j’ai pleine conscience de cet enjeu majeur, je ne me sens pas suffisamment expert pour pouvoir prétendre être compétent.
Bien évidemment, j’ai quelques notions, comme la plupart des citoyens. Mais je suis bien incapable de distinguer clairement les contours globaux d’un monde qui serait suffisamment respectueux envers la nature pour garantir la prospérité infinie de l’homme.
Du coup, quand, dans un débat politique, la question de la position à avoir sur le changement climatique est posée, je suis bien incapable de répondre par des considérations scientifiques.
Pour autant, est-ce vraiment à moi, citoyen qui fait une réflexion politique, de statuer sur l’opportunité,
ou non, d’intervenir face aux changements climatique ? Est-ce à moi, politique, de dire si se phénomène existe, si il est du fait de l’homme, si on peut le combattre et si il faut le
combattre ?
D’une manière plus générale, j’ai tendance à trouver que, lorsqu’on prétend faire de l’écologie en politique, on se concentre trop souvent sur des débats techniques, sur des querelles d’expertises, sur des oppositions de théorie scientifique…
«- Les argocarburants, c’est bien parce que si et ça…
- Mais non ! Les argocarburants, c’est mal, comme le montre l’étude du bidule chose
truc…
- Les OGM, c’est dangereux, c’est démontré par machin….
- C’est faux, telle agence à prouvé l’innocuité, et bla bla bla… »
En titre (racoleur) je demande si l’écologie a bien sa place en politique. Et bien je pense que ce type
d’écologie, celle que je viens de décrire, n’a rien à y faire !
Je pense que le politique n’est pas là pour prendre la place des scientifiques, qu’il doit laisser ceux-ci travailler et se quereller tranquillement, qu’il doit se fier à ce qu’il en ressortira.
Ce n’est pas au politique d’affirmer la validité, ou non, de considérations scientifiques, fussent-elles écologiques.
Que les scientifiques ne soient pas tous d’accord entre eux, c’est tout à fait normal, y comprit sur la question climatique.
En effet, contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, la science est une discipline qui n'est pas sensée présenter une vérité incontestable.
La vérité scientifique n'est que la photographie, à un instant précis, d'un rapport de force entre théories contradictoires qui, par la supériorité quantitative et qualitative très majoritairement reconnue de l'une d'entre elles, donne lieu à un consensus en faveur de cette dernière.
La science ne dit pas "Voilà ce qui est vrai !", elle dit "Voilà, pour une majorité d'entre nous, la meilleure théorie dont nous disposons.".
Il y a, dans la science, l'idée que l'on est toujours en recherche et que tout peut être remis en cause, pourvu que ce soit suffisamment motivé et étayé.
Dans le cas du réchauffement climatique, le consensus ultra majoritaire est celui de son existence et d'une influence de l'homme sur celui-ci. Que certains scientifiques pensent le contraire me parait normal, pour ne pas dire tout à fait sain. Pour autant, le politique n’a pas à se poser la question, ce n’est pas, à mon sens, son domaine de compétence. Le politique doit se contenter de suivre les avis des scientifiques.
Cela ne veut pas dire que le politique n’a pas son mot à dire en matière d’écologie, bien au contraire ! Seulement, plutôt que de s’attarder à vouloir trancher sur des querelles scientifiques, il ferait mieux de s’attacher à favoriser l'indépendance, le sérieux et la capacité d'autocritique du monde scientifique.
Tenir la recherche loin des lobbys, financer suffisamment, veiller au respect des protocoles de validation des théories scientifiques, garantir l’existence de recherches contradictoires, assurer la diversité de publication, mettre en place des systèmes de contrôle éfficaces, faire respecter le principe de précaution …
C’est là, à mon sens, que le politique doit voir son travail écologique, ainsi que dans l’application et l’adaptation des consignes des scientifiques, pas dans des débats qu'il faut laisser aux chercheurs.
Paris, samedi matin, devant un bureau de Poste à une embouchure de métro :
« Venez voter contre la privatisation de La Poste ! »
« C’est rapide, ça prend une minute, venez sauvez vos facteurs ! »
« Venez voter pour La Poste, c’est pour la bonne cause ! »
Une petite affiche NPA, une autre CGT, 5 à 6 personnes pour tenir le « bureau de vote », un
journaliste qui prend des photos, des passants qui confondent la personne chargée d‘attirer le chaland avec un distributeur de prospectus. Pas de doute, la "votation citoyenne" sur la
privatisation de La Poste est en route.
Je m’approche de la table : urne transparente, liste d’émargement illisible, bulletins sans enveloppes
avec le choix entre « oui » ou « non » à la privatisation de La Poste. Pas très engageant.
En me présentant un stylo, on me dit « Même topo que le précédent ! ». Dommage, je n’ai pas entendu ce qui c’est dit avant. Heureusement, comme je ne suis pas totalement idiot, je comprends bien qu’il me suffit d’inscrire un nom, un prénom, une ville et une signature, puis de cocher la bonne case sur mon bulletin avant de le déposer dans l’urne. Pas besoin d’une pièce d’identité, on pourrait, sans problème, voter 10, 15 ou 20 fois d'affilé.
Visiblement, la dame à coté de moi, elle, n’a pas tout comprit. Je la vois déposer son bulletin en oubliant de cocher la case… Le type qui la suit, lui, a oublié d’émarger, mais glisse quand même son bulletin, sans que personne ne rechigne.
Bref, un joyeux bordel.
Je griffonne les infos sur la liste d’émargement, j’ai une courte hésitation face au bulletin entre la case « oui » ou « non », c’est la deuxième qui remporte mon suffrage. Je glisse le bulletin dans l’urne et je retourne à mes occupations.
Vivant dans un département rural, je sais que le facteur est un lien social évident pour nos campagnes, surtout chez nos aînés et encore plus dans les lieux où internet n’est qu’un terme barbare dont on a vaguement entendu parlé.
Je veux bien avoir un coté libéral, que je ne renie en rien puisque je suis un partisan du modèle danois, mais sur ce coup là, je pense qu’on devrait attendre un peu avant de risquer de voir nos facteurs ne plus pouvoir prendre le temps d’être un peu plus que de simple transporteurs.
Oui, je sais, les capitaux sont sensés rester publiques. Mais enfin, on connaît la chanson…
Environs 2 millions de suffrages exprimés, c’est pas mal.
Dans le tas, on pourrait sans doute en déligitimer un tiers (la moitié ?), mais ça reste une grande
mobilisation nationale.
Le résultat du vote, en lui même, n'a aucun interêt. En effet, dans la forme, il s'agissait plus d'une
pétition contre la privatisation que d'un réel scrutin. C'est juste la participation qui compte, un peu comme lors des grandes manifestations nationales.