Bourges et Berry

Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 21:20

Le Mouvement démocrate en région Centre a édité un petit fascicule qui explique brièvement ce qu'est le Conseil régional. A la base prévu pour les enfants, on c'est dit que le proposer aussi aux plus grands n'était pas une mauvaise idée.

Rien de détaillé, pas de politique politicienne, juste l'essentiel sur notre région.
Si vous n'avez pas l'occasion de croiser un de nos militants, une version web est visible ici.




Par Julien Debord - Publié dans : Bourges et Berry - Communauté : Vivre à Bourges.
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 23:38

Le Conseil général du Cher viens de lancer un nouveau service public nommé le Fil.

Il s’agit d’un numéro vert destiné à permettre aux familles, aux enfants et aux adolescents d’avoir un lieu où s’exprimer et être conseillé en cas de problèmes intrafamiliaux.

 

C’est encore Irène Félix qui en parle le mieux sur son blog vu qu’elle porte cette action départementale.

 

C’est une idée qu’on peut difficilement critiquer tant il est vrai que de nombreuses familles pourraient être « sauvegardées » si elles disposaient d’un point de chute capable de les aider avant que le pire n’arrive.

 

Malgré tout, je m’interroge sur l’efficacité d’un service qui ne sera ouvert que de 16h à 19h, du lundi au vendredi. Déjà qu’il ne va pas être simple de populariser l’existence de ce n° de téléphone, si en plus il faut s’astreindre d’horaires aussi limités…

 

L’idéal aurait été, sans doute, de mutualiser cette initiative avec des n° verts déjà existants.

Par L'Orange berruyère - Publié dans : Bourges et Berry - Communauté : Vivre à Bourges.
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 22:17

Ca y est, vous pouvez voir sur l'édition web du Berry républicain les vidéos de ma rencontre avec Philippe Bensac, Adjoint au Maire de Bourges chargé des NTIC.

Je tiens à remercier le Berry d'avoir organisé cette entrevue ainsi que Monsieur Bensac d'avoir accepté, malgré quelques réticences, d'y participer. Ce n'est pas n'importe quel élu qui viendrait, ainsi, discuter devant une caméra face à un simple citoyen, fusse t-il militant politique.

Au delà du contenu de ces vidéos et de mes désaccords avec P.Bensac, c'est l'aspect "démocratique" de cette entrevue qui m'importe le plus.
Comme le disais Wladimir d'Ormesson en tweet, on aimerait voir, plus souvent, du débat politique local dans les médias locaux.  Mais bon, il ne faut pas leur en vouloir, quand on voit que même au niveau national le "débat" n’est plus qu’une exception (reviens Riposte !), on se rend bien compte que le problème est, hélas, beaucoup plus large.


Au fait, comme cet article risque d'être beaucoup visité, j'en profite pour glisser un petit mot sur la disparition papier de la Nouvelle république dans notre département. Pendant encore quelques temps, quelques journalistes vont continuer d'alimenter la section web de la NR. Si vous voulez faire vivre le pluralisme de la presse locale, n'hésitez donc pas à la consulter régulièrement.
A noter, aussi, le compte twitter de la NR du Cher.

Bon.. Soyons honnête, la version web de la NR souffre d'une ergonomie plutôt repoussante et qui ne favorise pas vraiment l'info départementale. On peut se demander si la direction souhaite véritablement tenter cette aventure web ! Sans aller jusqu'à la naïveté d'un Désir d'avenir, un effort d'accessibilité aurait put être fait.
Ceci dit, à mon sens, la direction de la NR ne m'a jamais semblée très motivée pour faire avancer les choses. Rien que pour la version papier, rien n'a été tenté alors qu'il aurait été possible d'envisager quelques modifications salvatrices.

Profitons en pour citer, aussi, d'autres lieux de pluralismes locaux comme le webzine l'Agitateur (sur lequel vous pouvez contribuer vous même en écrivant vos articles), les blogs locaux (politiques ou non), les réseaux sociaux (facebook, twitter) ou autres sites d'informations plus ou moins orientés (ex : Bourges-info).


Pour ceux qui s'inquiètent de voir disparaître la presse papier, rassurez vous, si il n'y a pas encore de modèle économique fiable pour la presse pure player (web), au moins, la diversité reste d'actualité sur Internet. A vous de la faire vivre.

 

 





Par L'Orange berruyère - Publié dans : Bourges et Berry - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 16:50

Vendredi soir, le Conseil municipal de Bourges a vu l’opposition (gauche) quitter la salle.

 

La raison ? Yannick Bedin (PCG) et Irène Félix (PS) ont voulu, à l’occasion de l’examen d’une délibération portant sur la démocratie citoyenne, glisser un mot au sujet de la fin annoncée de la publication papier de La Nouvelle République. Invoquant le règlement intérieur, qui semble renvoyer ce genre d’allocution à la fin du Conseil municipal, le Maire, Serge Lepeltier (UMP/PRD), leur a fait couper le micro, provoquant l’indignation et le départ des élus de l’opposition (le tout, en direct sur twitter svp !)

 

Je trouve cette histoire consternante, et j’en renvoi la responsabilité aux deux « camps ».

Je pense que, même si l’invocation du règlement intérieur parait justifiée, Serge Lepeltier aurait pu laisser l’opposition s’exprimer. Il y a les règles, et il y a la façon dont on les applique.  

Du coté de l’opposition, si le « coup de sang » peut se comprendre,  le fait de quitter la séance ne me semble tout de même pas être un acte glorieux. Lorsque l’opposition départementale (donc la « droite ») avait quitté la salle des délibérations du Conseil général, la « gauche » avait été la première à dénoncer cet acte...

 

Le pire, dans cette histoire, c’est que le Maire de Bourges avait prévu une allocution en fin de conseil pour parler de La Nouvelle République ! Oui, vous avez bien compris : le fait que La Nouvelle République disparaisse désole tout le monde au Conseil municipal, mais avec le système politique manichéen qui rend les rapports droite-gauche uniquement conflictuels, les deux camps ne sont pas foutus de s’exprimer de concert, même lorsqu’ils sont d’accord !

 

Sur un sujet qui devrait faire consensus, la disparition du pluralisme de la presse locale, il aurait fallut que les deux bords puissent communiquer afin d’apporter un message commun.

Il faut, parfois, savoir faire abstraction du dogme politique pour laisser place à la raison.

 

J’en profite pour rappeler que La Nouvelle République n’est pas encore totalement morte !  Si la version papier va disparaître au mois d’octobre, une version exclusivement web sera mise à l’essai pendant un mois. Si vous voulez soutenir le pluralisme, n’oubliez pas de consulter massivement cette version web.




Pour cette préstation de vendredi soir, un petit "facepalm" bien mérité :


Par L'Orange berruyère - Publié dans : Bourges et Berry - Communauté : Vivre à Bourges.
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 17:30

Le webzine l’Agitateur nous révèle, aujourd’hui, que les deux sénateurs UMP du Cher (Rémy Pointereau et François Pillet) ont cosigné une une proposition de loi "visant à permettre la reconnaissance et l’identification des personnes". Celle-ci est présentée, non seulement comme une mesure sécuritaire, mais aussi (surtout ?) comme un moyen d’imposer aux citoyens les mêmes « règles de vie en communauté ».

 

Vous l’aurez compris, il s’agit ici d’un moyen détourné de vouloir réprimander le port du voile intégral (Burqa, Niqab…).

 

Si je suis de ceux qui pensent que la République doit réagir à ce genre de comportement, je pense néanmoins que le sujet mérite qu’on réfléchisse un minimum avant de proposer à tout vent des mesures.

 

Ce qui est proposé ici par nos députés est de punir d’une peine d’un an de prison et de 1000€ d’amende toute personne masquant son identité sur la voie publique (et donc son visage). Sans même parler de la complication administrative que pourrait engendrer une telle mesures lors de l’organisation d’évènements impliquant des costumes (si il faut demander une autorisation à la Préfecture à chaque fois pour déroger à la règle, on a pas finit de se faire suer…), je préfère concentrer ici ma critique sur le risque de double peine que sous-tends cette loi en matière de voile intégral.

 

Nous le savons, dans le cas du voile intégral, il y a des femmes qui utilisent se vêtement en toute liberté et par revendication politique. On pourrait discuter sur la légitimité d’abroger leur liberté de se vêtir ainsi (pour certains libéraux, interdire la burqa n’est pas bien différent que d’interdire le pantalon), mais, au moins dans ce type de cas, les femmes sont pleinement responsables de leurs actes. Dans ces cas précis, une telle mesure est défendable (même si je ne la partage pas).

 

Cependant, toutes les femmes emburqanées ne le sont pas de bon cœur ! Certaines, sans aucun doute, subissent des pressions maritales ou familiales, voir sont victimes de manipulations. Ces femmes là ne sont pas responsables de leur burqa. Elles sont, avant tout, des victimes ! Or, avec la mesure qu’ont cosigné Rémy Pointereau et François Pillet, l’Etat viendrait « punir » ces femmes, déjà victimes, d’une peine de prison et/ou d’une amende…

Pire, en empêchant ses femmes de porter le voile intégral, on risque de pousser des familles à leur interdire strictement toute sortie, les privant ainsi de toute chance d’émancipation.

Il s’agit clairement ici d’un cas de double peine qu’on ne peut accepter.

 

Le voile intégral est un sujet qui provoque, souvent, des réactions irréfléchies car, cristallisant le malaise qui subsiste dans notre pays en matière d’intégration, il est un terrain propice aux propos démagogiques. Je suis plutôt bien placé pour le savoir car je travail dessus dans une Commission programmatique au MoDem et je sais que, très vite, le débat peut dériver vers des raisonnements trop simplistes pour être admissibles. Pour élever le débat au sein de notre commission, il nous a fallut de longs et fastidieux débats mais ceux-ci sont indispensables ! Je ne suis pas tout à fait persuadé que le mesure ici proposé soit le fait d’une réflexion ayant eu le temps de mûrir…

 

Il est important de réfléchir beaucoup plus profondément aux causes de ce phénomène avant de proposer de légiférer. Il faut se demander pourquoi des femmes, dans notre pays, revendiquent d’une façon quasi-contestataire leur burqa et que d’autre, malgré les possibilités d’émancipations qu’offre le droit français, n’arrivent pas à s’échapper d’une situation familiale qui les étouffe.

Pour le moment, avant de s’hasarder à des prises de positions simplistes et manichéennes, il est important de continuer le travail de fond, celui de recherche, qui seul peut permettre de découvrir les racines du problème.

 

Au fil des travaux que j’ai moi-même effectué, je reste persuadé que nous sommes ici dans le cas d’un effet régionale d’un problème plus large, englobant un déficit d’intégration et d’éducation dans notre pays.

Par L'Orange berruyère - Publié dans : Bourges et Berry - Communauté : Politique française
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