Aujourd’hui, nous fêtons le 220ième anniversaire de la prise de la Bastille.
A Bourges, le temps n’est pas extraordinaire mais suffisamment fiable pour que le feu d’artifice du Val d’Auron soit un succès.
Ce sera, à coup sûr, une grande et belle célébration populaire.
Pour ma part, je préfère voir notre fête nationale comme une commémoration.
La Révolution de 1789 ne fut pas une joyeuse liesse populaire, ce fut plutôt une période d’expérimentations essentielles mais douloureuses où les conflits politiques se résolvaient dans le sang.
Comme le dira Lamartine 50 ans plus tard : « Après cinq ans, la Révolution n’est plus qu’un vaste cimetière. Sur la tombe de chacune des victimes, il est écrit un mot qui la caractérise. Sur l’une, philosophie. Sur l’autre, éloquence. Sur celle-ci, génie. Sur celle là, courage. Ici, crime. Là, vertu. Mais sur toutes il est écrit : Mort pour l’avenir et Ouvrier de l’humanité. Une nation doit pleurer ses morts, sans doute, et ne pas se consoler d’une seule tête injustement et odieusement sacrifiée ; mais elle ne doit pas regretter son sang quand il a coulé pour faire éclore des vérités éternelles. »
Définitivement, c’est une pensée commémoratrice que j’aurai ce soir en levant les yeux au dessus du lac d’Auron, une pensée pour ceux qui firent la révolution, bourreaux et/ou victimes, des martyrs de l’histoire que je ne peux que remercier d’avoir existé.
Bon 14 juillet !